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Dernière mise à jour : 26 mai 2022





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Albert LONDRES (1884-1933)


Londres1 Le prix Albert-Londres, créé par Florise, la fille du grand reporter (1904-1975) et décerné pour la première fois en 1933, couronne chaque année, à la date d'anniversaire de la mort d'Albert Londres, les meilleurs « grands reporters » francophones. Ont été récompensés, entre autres, Bernard Guetta (Le Monde) en 1981, Sorj Chalandon (Libération) en 1988, Annick Cojean (Le Monde) en 1996 – et présidente du jury de 2011 à 2020 - Benoît Vikine (Le Monde) en 2019, pour une série de six enquêtes autour de l'influence russe notamment avec la guerre du Donbass.

Né à en 1884 à Vichy, Albert Londres « monte » à Paris et commence sa carrière de journaliste au Matin – un des quatre grands quotidiens de l’époque - en 1906.
En 1914, réformé, il se rend à Reims, pendant le bombardement de la ville, comme correspondant de guerre, et dénonce dans son journal – déjà ! – ses démêlés avec la censure militaire (Contre le bourrage de crâne, 1917-18). Il entre ensuite au Petit Journal, dans lequel il va publier de nombreux reportages avant de rejoindre Excelsior, qui l’envoie en URSS (Dans la Russie des soviets, avril 1920).
En 1922, il se rend au Japon et en Chine et en ramène une série d’articles qui connaîtra un grand succès (La Chine en folie, 1922).
En 1923, il entreprend une enquête sensible sur le bagne de Cayenne (Au bagne), qui, publiée dans le Petit Parisien, aura un tel retentissement qu’elle aboutira à la fermeture du pénitencier de Saint-Laurent-du-Maroni. Un autre témoignage, lié à l’épouvante du bagne guyanais, lui est alors fourni par Eugène Dieudonné (1884-1944), bagnard en cavale au Brésil, que le reporter ramènera avec lui en France, et dont il obtiendra finalement la réhabilitation (L’homme qui s’évada, 1928). Soumises elles aussi au travail forcé, les prostituées françaises d’Argentine sont pour Albert Londres l’occasion d’un reportage dans le « milieu » (Le Chemin de Buenos Aires, 1927). Après le bagne civil de Cayenne, le journaliste a réglé son compte au bagne militaire, dont il dénonce une fois encore avec véhémence les abus (Dante n’avait rien vu, 1924) ; après une longue polémique avec les autorités – encore –, tous les pénitenciers militaires sont abolis.
C’est l’impossibilité d’entrer dans La Mecque, où il comptait réaliser un « scoop », qui conduit le grand reporter sur les bords de la mer Rouge, où il passe quelques jours sur un boutre avec les plongeurs miséreux qui risquent leur vie pour ramener les très recherchées huîtres perlières (Les Pêcheurs de perles, 1931).

Londres2 En 1926, il décide de s’intéresser de plus près à Marseille, d’où il est souvent parti pour ses lointains reportages (Marseille, porte du Sud), 1927). On peut être grand reporter et s’intéresser aux événements nationaux, et c’est ainsi qu’Albert Londres a « couvert » le Tour de France 1924 (Les Forçats de la route), qui voit la victoire de l’Italien Ottavio Bottecchia.

Toujours en France, il parvient à pénétrer l’univers des hôpitaux psychiatriques, où la contrainte, les brutalités et l’horreur sont la norme (Chez les fous), 1925). Toujours pour le Petit Parisien, il se rend au Sénégal et au Congo et dénonce l’esclavage pur et simple auquel sont soumis les ouvriers noirs sur les chantiers de construction des voies ferrées (Terre d’ébène), 1929).
En 1929, au moment où l’antisémitisme gagne partout du terrain, il enquête en Israël et dans toute l’Europe centrale sur le devenir du peuple élu (Le Juif errant est arrivé), 1930). Puis, dans les Balkans, il tente de comprendre ce qui pousse les nationalistes macédoniens au terrorisme (Les Comitadjis, 1932).

C’est en rentrant de Shanghai, en mai 1932, où il est allé enquêter sur les « triades » chinoises, l’opium et les réseaux de trafiquants, et d’où, a-t-il câblé, « il ramène de la dynamite », qu’Albert Londres trouve la mort, avec 53 autres passagers, brûlés vifs ou asphyxiés, dans l’incendie du paquebot Georges-Philippar, au large d’Aden ; 713 passagers parviennent à quitter le navire.
Albert Londres avait 47 ans.

Arthaud a publié en 2017 Grands reportages à l’étranger, un fort volume de 864 pages, qui regroupe La Chine en folie (1922), Le Chemin de Buenos Aires (1927), Terre d’ébène (1929), Le Juif errant est arrivé (1930) et Pêcheurs de perles (1931).




FOCUS sur l'OCCITANIE


Très belle région au riche passé et qui le revit au travers de nombreux ouvrages. Quelques écrivains régionaux participent pleinement à cette action maniant la précision historique, l’humour parfois décalé et la mise en scène de leur Pays et de ses habitants : Robert Azaïs, Guy Caillens, Claude Rannou, Gérard Raynal.


Azaïs

  Robert Azaïs est né en 1947 à Esperaza, dans la haute vallée de l'Aude. Après des études universitaires à Toulouse, il a travaillé dans le privé, tout en écrivant des romans qu'il situe dans son époque de prédilection, le Moyen-Âge. Ces romans mettent en scène des héros (ou plutôt des anti- héros) fictifs mêlés à des personnages historiques, avec le souci de respecter les évènements, les mentalités et les comportements de l'époque qu'il décrit. Ce sont des livres très drôles qui allient avec bonheur humour décalé et érudition. Aujourd'hui à la retraite, Robert Azaïs vit à dans les Pyrénées Orientales, et peut se consacrer à l'écriture.

Un templier à Palau :
Galdric, fils de curé et templier, a appris le métier du verre lors d'une longue captivité en Terre Sainte en compagnie de verriers de Murano. Après son évasion, il revient au pays et s'installe à la demande de sa confrérie dans un petit village du sud, Palau, afin d'enrichir la communauté de son art. L'installation du templier aurait pu se faire sans encombre, mais c'était sans compter avec la jalousie et la convoitise de l'évêque d'Elne, car ce dernier voit d'un mauvais ?il cette nouvelle manne profiter à son concurrent ? Lorsque d'étranges phénomènes frappent la communauté de Palau et que les cadavres commencent à se multiplier de manière inexpliquée, rien ne va plus ! Une enquête est diligentée, la chasse au Diable est ouverte ! Le coupable, homme ou démon, doit être débusqué et châtié. Et si, au passage, la disgrâce de Palau pouvait favoriser l'évêque d'Elne, cela ne serait que justice divine !

Habemus papam
An 1316. La chrétienté est sans pape depuis deux ans. Jugeant la situation insupportable, Philippe, deuxième fils du défunt Philippe le Bel et régent du royaume de France, tend un piège aux cardinaux. Sous le prétexte de célébrer un Te Deum, il les réunit dans la cathédrale de Lyon où il les enferme. Ils ne pourront en sortir que lorsqu'ils auront enfin élu un pape. C'est cet extraordinaire conclave qui sert de cadre à ce roman. Sur fond d'intrigues et de meurtres, Robert Azais, auteur iconoclaste à l'humour décapant, s'amuse à décrire des situations cocasses dans un joyeux chambardement.

Comédie macabre à Collioure
Au début du XIVe siècle, Vincent, un jeune paysan, quitte son hameau natal du Rimbau pour venir tenter sa chance à Collioure, le grand port marchand du royaume de Majorque à l'activité débordante. D?abord effrayé par cette cité en ébullition, il va vite s'adapter et utiliser les évènements à son profit jusqu?à connaître un étonnant destin. Le Collioure médiéval dans lequel évolue le héros a aujourd'hui en grande partie disparu, mais cette vieille ville reste enfouie sous nos pieds, recouverte par l'actuel glacis du château royal. On peu imaginer qu'elle gît toujours là, quasi intacte. Un texte des anciennes chartres de la cité fixant avec précision la tournée du crieur public a permis à Robert Azaïs de reconstituer cette ancienne cité . A travers l'histoire de Vincent, il la fait revivre, ainsi que ses habitants, avec beaucoup de verve et d'humour.



Caillens

  Guy Caillens, ancien dessinateur en bâtiment, natif de Castres mais roussillonnais de cœur par ses origines, est un passionné d’histoire et un amoureux d’architecture médiévale. Au gré de son plaisir, en sillonnant la France, et plus particulièrement l’Occitanie, il imagine des histoires épiques mettant en scène des personnages illustres de l’Histoire de France.

Le templier de Cordes :
-1348-La peste bubonique menace Cordes-sur-Ciel, la belle et puissante cité médiévale du Tarn. Guillaume de Montfort, qui se sent proche de la fin, décide alors de relater à son fils l'incroyable histoire de sa vie. Ainsi, il va dérouler devant son scribe l'écheveau d'une existence riche en rebondissements, liée à l'ordre des Templiers. Il raconte les grandes croisades, la chute de Saint-Jean d'Acre en Terre sainte, et le déclin de l'Ordre. Tiraillé entre les Templiers qui l'ont recueilli et l'avenir qu'il veut se construire, Guillaume de Montfort devra faire des choix terriblement difficiles... Au c?ur du Moyen Âge, dont certaines caractéristiques peuvent nous sembler étrangement contemporaines, nous suivons pas à pas l'itinéraire d'un homme qui, de Saint-Arnac à Chypre, de Paris à Sournia, de Cordes à Vendôme, peut se vanter d'avoir bénéficié, sa vie durant, de la protection divine.

L’odyssée royale
Quand le jeune médecin Charles-Auguste de Malepère soigne un soir de décembre 1664 à Montpellier un certain Pierre-Paul Riquet, il est loin de se douter que cette rencontre va être déterminante et que son avenir en sera bouleversé. Un avenir, en compagnie de ce génial inventeur, qui l'entrainera de Montpellier à Castres, de la Montagne Noire à la plaine du Lauragais, de Toulouse à Sète et de la Cour des Miracles à Versailles, à vivre une véritable Odyssée. Et aussi, inhérent à la recherche d'un fabuleux diamant, " le dix-neuvième mazarin ", la possibilité pour lui de rencontrer la femme de sa vie et de pouvoir enfin venger la mort de son père. Un roman épique à la trame historique, qui vous mènera, cher lecteur, dans le Grand siècle, celui de Louis XIV et dans l'ombre et les pas d un médecin de l'époque, sur les deux rives des eaux vertes de ce somptueux et merveilleux Canal du Midi.



Rannou

  Né à Paris, Claude Rannou vit depuis l'enfance dans le midi toulousain où il a réellement planté ses racines. Après une carrière dans l'aéronautique, il se consacre aujourd'hui à ses nombreux hobbies où l'écriture a pris une place prépondérante. Son style simple et précis, rythmé comme une partition, donne à ses récits épaisseur et réalité, immerge le lecteur comme si la scène se déroulait devant ses yeux.

La guérisseuse et la commanderie :
1253. La croisade des Albigeois vient de se terminer et le monde occitan en sort traumatisé, totalement bouleversé. Au nord de Toulouse, dans une commanderie des Hospitaliers, une jeune guérisseuse, Elodie, fait montre d’un talent exceptionnel au service des blessés et des malades. Esprit libre - ce qui, à l’époque, est interdit aux hommes et encore plus aux femmes - elle vient au secours de sa communauté sans tenir compte des superstitions religieuses et des jalousies qu’elle provoque. C’est une erreur car, en ces temps troublés, il est dangereux d’aider son prochain au vu et au su de l’Eglise et de son nouveau bras armé : l’inquisition.







Raynal

  Gérard Raynal est né à Villeneuve la Rivière, et grandit dans un monde paysan où il développe son attachement à la terre de ses ancêtres. « Ce sont mes racines. » Il est un genre de roman qui a le mérite de nous plonger dans nos racines, le roman de terroir. Spécialiste du genre, Gérard Raynal a publié une quinzaine d’ouvrages. Son éditeur cherchait quelque chose sur les Cathares. » C’est justement le sujet de son dernier manuscrit et Gérard lui remet « Les Bûchers du Paradis ». Le texte plait et se voit rapidement publié. C’est le départ d’une nouvelle vie pour Gérard Raynal.

Les bûchers du paradis :
En 1209, le massacre des habitants de Béziers sème la panique dans les provinces du Sud où le Catharisme a trouvé refuge. De nombreux villageois décident alors de quitter leur maison pour aller se mettre à l'abri. C'est le cas d'Amiel et de quelques autres habitants de Dufort des Corbières... Hélas, la croisade va les rattraper, et ils devront fuir encore? Cet exode, Amiel, devenu " Bonhomme " Cathare, nous le raconte, bien des années plus tard, alors que sous ses yeux, se met en place le siège de Montségur.

Il était une fois la poste :
Des relais de poste du XVIIè au TGV du XXIè siècle, du 1er timbre poste, le Cérès, à la messagerie électronique, en passant par les aéropostiers, le palais idéal du facteur cheval, les messageries maritimes, les cartes postales de Paul Eluard, la poste souterraine, la folie des philatélistes ou le Mail-Art, cet ouvrage nous conte l'histoire d'une grande entreprise politique qui relie les hommes à travers le monde.

Les lauriers sont coupés :
" La pluie n'efface pas les souvenirs... " C'est ainsi qu'aurait pu débuter l'histoire de Jeanne. Les événements relatés dans ce roman se sont sans doute déroulés sur la plage du Racou. C'est l'histoire d'un voyage interdit, d'un amour interdit ! Maître du genre, Gérard Raynal nous conte la vie d'une jeune femme prisonnière de son destin, et qui ne cesse de se heurter aux écueils du passé. Il nous conte le départ et l'éternel retour..




A découvrir : Jeanne Galzy, une Montpelliéraine


Olave

  Jeanne Galzy est née à Montpellier en 1883. Elle est l’auteure de vingt-deux romans, de sept biographies, de nombreux poèmes et de pièces de théâtre..

Sa longue carrière littéraire, riche et diverse, lui vaudra toute sa vie l’admiration de la critique :

- Prix Fémina pour "Les Allongés" en 1923

- Prix d’Académie pour "Sainte Thérèse d’Avila" en 1928

Elle tomba par la suite dans l’oubli maligré sa grande notoriété (aussi célèbre au début du XXème siècle que son amie Colette). Il nous faut donc redécouvrir cette femme de lettres, remarquable mais discrète, dont l’œuvre révèle les révoltes, les combats, les transgressions, la modernité et surtout l’amour de la vie à travers les ouvrages présents dans la BS de Montpellier.


La grand' rue :
Court récit de la vie quotidienne le long de la grand-rue à Montpellier au cours du XIXe siècle quand les hôtels particuliers abritent côte à côte boutiquiers et aristocrates ….

La surprise de vivre. Préface d'Hélène de Monferrand.
En 1969, Jeanne Galzy, à presque 80 ans, entreprend une immense saga “La surprise de vivre”, dont elle écrira les 4 premiers volumes avant sa mort à 93 ans : saga qui se déroule dans le milieu de la bourgeoisie languedocienne au début du XXe siècle. « La Surprise de vivre », qui en est le premier volume est à la fois l’exacte et sévère peinture d’un milieu de grands bourgeois protestants, puritains, mais aussi celui d’un choix. Prise entre son devoir de femme protestante, riche héritière terrienne et son désir pour cette gouvernante anglaise qui peu à peu s’installe dans sa vie, Eva va lentement choisir la rébellion face à un destin tout traçé…. « L’amour des deux femmes est décrit sans un mot de trop ni de trop peu » dira Marguerite Yourcenar.
Le 2ème volume "Les sources vives" est en cours d’enregistrement.

Jeanne Galzy : une femme de lettres hors du commun de Michèle Verdelhan-Bourgade.
Biographie Littéraire




ACTUALITE : l'UKRAINE


Olave

Un écrivain ukrainien : AndreÏ Kourkov

Né à Kiev, après avoir exercé différents métiers, Andreï Kourkov se consacre à l'écriture. Il préside l'Union des écrivains ukrainiens.
Ses romans se caractérisent par un regard acéré et ironique sur la vie dans les sociétés postsoviétiques. On y trouve, souvent sous forme de fable animalière, quantité de situations absconses de la vie quotidienne russe ou ukrainienne. Mais toujours avec un regard grave et tendre sur ses personnages.

Le pingouin :
A kiev, Victor tente péniblement de survivre.Journaliste au chômage, il a adopté Micha, un pingouin.Un patron de presse propose à Victor de préparer des nécrologies de personnalités encore vivantes.Mais celles-ci meurent à une vitesse alarmante.

Le jardinier d'Otchakov.
Igor, la trentaine débonnaire, vit près de Kiev avec sa mère, quand l'inattendu survient avec un curieux vagabond tatoué et quand un vieil uniforme de milicien permet à Igor de se retrouver en 1957 à Otchakov, sur les bords de la mer Noire ? Un roman où passé et présent se croisent et se chevauchent. Une intrigue subtile, portée par des personnages bien typés.

Les abeilles grises.
Dans un petit village abandonné de la "zone grise" coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man's land ces ennemis d'enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer et cela malgré les points de vue divergents sur le conflit.



Un livre :

Poutine, l'homme sans visage de Masha Gessen.
En 1999,l'entourage de Boris Eltsine lui cherche un successeur. Pourquoi pas un ancien agent du KGB sans envergure, Vladimir Poutine, parfaite marionnette ? Mais voilà que, dès son arrivée au pouvoir, le jeune et terne réformateur démocrate imaginé par les oligarques et rêvé par l'Occident, révèle sa vraie nature : celle d'un ancien truand devenu le parrain d'un clan mafieux qui met la Russie en coupe réglée, étouffant toute forme de contestation par la violence et la terreur.




Olave Baden-Powell, l'aventure scoute au féminin de Philippe Maxence


Olave

Toute une génération, celle de l’après-guerre, a entendu parler du scoutisme et beaucoup y ont adhéré. A l’époque on parlait de louveteaux, scouts et éclaireurs pour les jeunes garçons et de jeannettes, guides et éclaireuses pour les jeunes filles.

Et on se racontait l’histoire de son fondateur, le célèbre Robert Baden-Powell qui, après une brillante carrière militaire dans l’empire britannique, consacra toutes ses forces et tout son enthousiasme au scoutisme.

Mais c’est oublier un second personnage, son double en quelque sorte.

Robert épousa à 55 ans Olave (23 ans) rencontrée lors de son premier tour du monde du scoutisme sur l’Arcadia, en route pour New-York.

Personnage au caractère bien trempé, passionnée, dévouée entièrement à son mari puis, dans un premier temps à ses enfants, Olave finit par se prendre au jeu, intégra l’organisation et participa pleinement à la création et au développement du scoutisme féminin en Angleterre puis dans le monde entier, rejetant les conformismes de son époque et le modèle de la femme victorienne qu’elle exécrait.

Olave, de 1941 à 1970, visita plus de 100 pays utilisant l’avion, le train, l’automobile, l’éléphant, le pousse-pousse et même la bicyclette pendant la guerre.

Philippe Maxence, journaliste et écrivain, auteur également d’une biographie de Robert Baden-Powell, nous raconte l’extraordinaire saga d’Olave Baden-Powell.

[Crédit Photo Artège]




Thomas Snégaroff


Thomas Snégaroff

Thomas Snégaroff, né en 1974, est un homme qui gère de nombreuses disciplines. Il est à la fois journaliste, historien, Chroniqueur politique et enseignant.

Sa carrière d’enseignant débute dans un lycée en Seine-Saint-Denis, puis les classes préparatoires dans les Hauts-de-France et l’école préparatoire intégrale à Paris. Puis c’est Sciences Po Paris, l’IRIS, et l’Institut Diderot.

C’est un spécialiste de l’histoire des Etats-Unis et des Etats-Unis contemporains, n’hésitant pas à enquêter sur place pour rédiger ses ouvrages. A ce titre, il intervient à la télévision, à la radio et sur Internet.

Ses divers ouvrages font référence. Ils touchent aussi bien l’histoire des Etats-Unis avec Kennedy, une vie en clair-obscur (2013), portrait étonnant d'un homme de pouvoir, Bill et Hillary Clinton (2014), odyssée d'un couple à la conquête du pouvoir, Little Rock 1957 (2018), première rentrée des classes pour neuf enfants noirs inscrits au lycée réservé aux seuls blancs, que l’histoire contemporaine avec Je suis ton père (2018), la saga Star Wars décryptée et depuis peu le roman avec Putzi, le pianiste d’Hitler (2020), personnage hors du commun, aveuglé par son idole et qui finira déchu.


[Crédit Photo A. Colin]



Pierre LEMAITRE


Pierre Lemaitre Pierre Lemaitre, 68 ans, vient, avec le troisième volume de sa « trilogie », Miroir de nos peines, paru début 2020, de confirmer son statut de magistral raconteur d’histoires. Autodidacte en littérature, il a commencé à écrire relativement tard, en 2006 – il avait 55 ans. Après deux romans, - le second Robe de marié, un exercice explicite d'admiration de l'art hitchcockien – il aborde en 2010 le thriller social avec Cadres noirs, qui met en scène un cadre au chômage participant à un jeu de rôle en forme de prise d'otages. Epoustouflant ! Lemaitre est reconnu internationalement pour ses polars, entre autres par Stephen King, comme un réel maître du suspense.

Vient la consécration en 2013 avec son prix Goncourt pour Au revoir là-haut, une histoire au lendemain de l’armistice de 1918, avec deux jeunes soldats rescapés de l’enfer des tranchées qui imaginent de vendre des monuments aux morts et leur ancien lieutenant devenu lui aussi un escroc. Le livre, adapté par lui pour le cinéma, est réalisé en 2017 par Albert Dupontel. Deux millions d’entrées et cinq César.

Le second livre de la trilogie, Couleurs de l’incendie (2018) évolue dans la France des années 1930 et brosse le portrait de nombreux personnages féminins luttant pour leur émancipation dans une société dominée par la gent masculine. Il dépeint aussi une Europe plongée dans la montée des totalitarismes.

Quant à Miroir de nos peines, c’est encore une totale réussite. Lemaitre possède l’ironie désespérée qui a fait le succès des deux premiers tomes, en y accumulant situations inextricables et péripéties de feuilletoniste, avec des personnages magnifiquement dessinés, sympathiques, antipathiques ou roublards comme le jeune Désiré, véritable « caméléon ». Le tout recréant le chaos dans lequel baigne la France durant le printemps 1940. La grande débâcle révèle la petitesse des hommes. Toutefois certains hasards miraculeux et quelques éclats de bravoure rendent ce bas-monde habitable.

« Il y a très peu de livres sur l’exode de 1940 », indique Pierre Lemaitre. Signalons toutefois, à notre catalogue, de Léon Werth, ami de Saint-Ex et dédicataire du Petit Prince : 33 Jours (c’est le temps qu’il lui a fallu le 11 juin 1940 pour rejoindre le Jura, en partant de Paris !)

[Crédit Photo Wikipedia]




Marie SIZUN


M SIZUN Marie SIZUN est une auteure méconnue, ce qui ne l’empêche pas d’être appréciée des audiolecteurs.

Née en 1940, elle s’est lancée dans l’écriture assez tardivement, en fait lorsqu’elle a pris sa retraite de prof de français en France et à l’étranger. Elle est l’auteure de près d’une douzaine d’ouvrages, pratiquement tous enregistrés dans nos différentes bibliothèques sonores.

Au catalogue de notre bibliothèque, nous avons six titres : La Gouvernante suédoise (2016), les Sœurs aux yeux bleus (2019) qui font suite à Le Père de la petite (2005), La Femme de l’Allemand, (2007), Jeux croisés (2008), Un jour par la forêt (2013).

L’écriture raffinée, la délicatesse de l’analyse des situations et des personnalités font de la lecture de ces romans un grand moment de plaisir.


[Crédit Photo Le livre de poche]